chirurgien dentiste Avignon

 

 
 

La maladie carieuse

La carie est une maladie infectieuse due à des microbes. Lorsqu’ils s’accumulent à un endroit (notamment entre les dents, sous des anciens plombages ou des couronnes mal adaptées) ils deviennent virulents et entraînent la déminéralisation de votre dent. La carie naît et un trou se forme. La carie ne concerne pas seulement les dents vivantes, par conséquent elle n’est pas toujours douloureuse.

Les signes de la maladie
Début de la maladie :
Les signes ne sont pas toujours visibles mais le risque est bien réel.
Premiers signes visibles :
- les gencives sont rouges et saignent
- dépôts alimentaires visibles à l’ oeil nu et présence de bactéries
- premières tâches blanches de déminéralisation à la surface de l’émail
Évolution de la maladie :
La carie risque de prendre une ampleur considérable pouvant atteindre le nerf de la dent.
Les causes de la maladie
Les dépôts alimentaires et les hydrates de carbone développent les bactéries nocives (les streptocoques mutants et les lactobacilles).
 
Les facteurs favorisants cette maladie
- manque d’efficacité de la salive dans la lutte anti-bactérienne
- fragilité de l’émail
- anatomie dentaire
- malpositions dentaires
- couronnes mal adaptées
- manque de fluor
Les facteurs aggravants cette maladie
- les habitudes alimentaires
- état général
- prise de certains médicaments
- la grossesse



Les différentes reconstitutions

Carie débutante
Pour ce type de petite carie, les composites (matériaux apparentés aux résines) conviennent parfaitement. Ils sont esthétiques. Ils offrent l’avantage de ne pas comporter de métal. L’amalgame pourrait également convenir, mais, pour plusieurs raisons (inesthétique, contenant du mercure, fait de métal entraînant la corrosion), il est de moins en moins employé de nos jours.

Carie plus volumineuse
Sur ce type de carie, les amalgames et les composites ne peuvent offrir une garantie de durée. En effet, ces deux matériaux, au fil des années, se fissurent, le joint avec la dent s’agrandit, devient perméable aux bactéries, engendrant des reprises de caries. De plus, ils ne peuvent protéger les parois fragiles. Ces obturations sont ainsi régulièrement refaites, de plus en plus grosses, nécessitant de dévitaliser la dent, puis de la couronner. L’inlay en céramique ou en or, fait au laboratoire, présente une morphologie beaucoup plus précise, préserve mieux les parois résiduelles et permet de maintenir la dent vivante et de reproduire la couleur naturelle.

Carie atteignant le nerf
Une dent dévitalisée est extrêmement fragile, d’une part parce que son délabrement est important, d’autre part, parce que la dentine n’ayant plus d’échanges vitaux, devient cassante. De plus, la dent a tendance à noircir. La fracture des dents dévitalisées est, avec le “déchaussement”, la principale cause d’extraction. Ces dents doivent impérativement être protégées avec une couronne. Souvent, elles sont auparavant reconstituées à l’aide de faux-moignons métalliques. Ces nouvelles techniques de prothèse permettent de reproduire non seulement la couleur naturelle de la dent, mais aussi de conserver, voire améliorer la forme initiale.


Les dents dévitalisées

DÉFINITION :
Une dent est dite dévitalisée lorsque le “nerf” a été enlevé des racines. Ce traitement doit être réalisé quand la carie atteint le “nerf”.

Conséquences :
La dent n’étant plus vivante, elle devient fragile comme du verre et cassante.
Nous comparons la dent à une branche : lorsqu’elle est vivante il est difficile de la rompre (elle plie plutôt), alors que séchée depuis plusieurs mois, il devient facile de la casser. Une fracture peut intervenir à tout moment, sans signes annonciateurs, et peut aboutir à la perte de la dent.

Traitement

Pour consolider la dent et éviter, au maximum, tout risque de fracture, le traitement consiste à réaliser une couronne qui couvre la dent et la protège.

Matériaux utilisés pour la réalisation des couronnes

ALLIAGES DE METAUX :
Acier : en fait il s’agit de Nickel-Chrome, un alliage dont l’utilisation va bientôt être interdite en raison des problèmes d’allergie et de corrosion qu’il provoque. La grande majorité des autres pays européens ont renoncé à utiliser ce matériau.
Or jaune : matériau de grande qualité mais onéreux.

MATERIAUX COSMETIQUES :
La résine : nous l’utilisons pour réaliser des couronnes provisoires (dans l’attente de la couronne définitive). Ses qualités mécaniques et esthétiques ne sont pas suffisantes pour durer plus de six mois à un an.
La céramique : c’est le meilleur matériau, esthétique solide et isolant. Avec ou sans armature métallique, la couronne céramique permet de résoudre tous les cas, même les plus complexes.

Inlay-core
Souvent, il est nécessaire de consolider une dent trop délabrée avant de la couronner. À partir d’une empreinte de la dent et de ses racines, nous demandons au prothésiste de laboratoire de réaliser un inlaycore : pièce métallique coulée avec un ou plusieurs tenons qui reconstitue la partie centrale de la dent. Il sera scellé dans les racines et une couronne viendra ensuite le recouvrir.


Les couronnes mal adaptées

Une couronne mal adaptée sur la dent ne la protège pas. Au contraire elle sera nuisible sur la dent et sur la gencive. Par conséquent, il est nécessaire de la retirer et d’assurer un parfait maintien de la dent dans son environnement et dans le temps.

Sur les dents elles-mêmes

La prolifération de bactéries va entraîner des caries sur la dent couronnée (une dent dévitalisée peut se carier, mais on ne sent pas de douleur) et sur les dents voisines. Il est d’ailleurs très fréquent que ces couronnes tombent, laissant découvrir une dent “rongée” par la carie, et difficilement
récupérable.

Sur la gencive et l’os environnant

La présence importante de bactéries engendre d’abord une inflammation de la gencive, puis un “déchaussement”, avec une perte osseuse (diminution du volume d’os qui soutient les racines). Nous connaissons maintenant le rôle majeur des bactéries dans les maladies parodontales (déchaussement). Dans les cas avancés, l’un des premiers gestes est de supprimer le débordement de ces couronnes en les déposant. Une fois la gencive guérie, une nouvelle couronne est réalisée.


La reconstitution des dents : les facettes céramique

Pour reconstituer de façon durable et esthétique les dents antérieures, il existe deux solutions : les facettes et les couronnes.
Les facettes céramiques
Cela consiste à coller sur la face visible de la dent un plaquage en céramique fine.

Avantages
> permet de garder la dent vivante
> permet de corriger des petits défauts
de positionnement, de forme ou de coloris.
 
Inconvénients
> technique de collage (risque de décollements)
> ne permet pas de corriger des défauts importants de positionnement, de forme ou de coloration.



Les édentations

Les édentations (dents absentes) sont la conséquence d’extractions suite à des déchaussements, des fractures ou des infections. Ces dents absentes doivent impérativement être remplacées.

EXPLICATION
Les arcades dentaires sont comparables à un mur. Si des briques disparaissent, progressivement le mur va s’effondrer. Tout doit être fait pour conserver les dents. Si des dents sont absentes, il faut impérativement les remplacer.


Le remplacement des dents absentes

La dent naturelle est fixée à la mâchoire par la racine. L’absence de racine nous oblige à trouver des solutions pour fixer une prothèse sur un support solide. Il existe 3 méthodes pour pallier l’absence de racine : l’appareil mobile, le bridge (pont), l’implant.

L’appareil mobile
Les dents sont posées sur un châssis en métal qui s’appuiera sur la gencive et les dents restantes.
Avantages
Solution moins onéreuse.
Utile, lorsque les autres solutions sont impossibles.
Inconvénients
Est amovible, volumineux et souvent inconfortable.
Sollicite les dents restantes (crochets).

Le bridge : c’est un pont fixe
Il s’agit d’utiliser les dents situées de chaque côté de la dent absente pour réaliser un bloc de trois couronnes dont l’une sera, comme un pont, attachée aux deux autres. Ce travail peut également être effectué sur un nombre de dents plus important.
Avantages
La solution la plus classique, présentant une grande fiabilité, assurant une parfaite esthétique (céramique).
Inconvénients
On prépare les dents voisines en les taillant et parfois en les dévitalisant.

La racine artificielle ou implant
Il s’agit de remplacer la racine par une sorte de “cheville” fixée dans l’os, si celui-ci est suffisamment volumineux et de bonne qualité. C’est sur cette racine artificielle que sera posée la couronne.
Avantages
Il préserve les dents voisines et permet de maintenir le volume osseux et d’éviter leur déchaussement.
Inconvénients
Les dents voisines ne doivent pas avoir bougé. L’os dans lequel sera posé l’implant doit être suffisamment volumineux et de bonne qualité.


Les racines artificielles ou implants

Chute de roller, carie négligée, dent cassée, maladie parodontale…personne n’est à l’abri de la perte d’une ou plusieurs dents. Remplacer la dent naturelle est désormais possible. L’utilisation de l’implant qui est une racine artificielle permet de remédier à des difficultés bien connues : mâcher, mordre dans une pomme, maux de tête, sourire ou rire… La racine artificielle a donc pour fonction de remplacer une racine manquante. Elle est insérée dans l’os de la mâchoire et sert de fondation à la dent naturelle. Au départ, la technique était destinée aux personnes totalement édentées, dont les prothèses ne tenaient pas. Actuellement, les implants sont incontournables car ils permettent de remplacer une ou plusieurs dents absentes ou de stabiliser des prothèses dentaires.

CONDITIONS
La solution implantaire requiert certaines conditions :
• la compatibilité de votre état de santé général (contres-indications majeures : grands fumeurs, diabète non-équilibré...)
mais surtout :
• la présence suffisante d’os pour insérer la racine artificielle.
Votre racine naturelle ayant disparu depuis un certain temps, il est possible que l’os qui la maintenait se soit résorbé, ce qui rendrait impossible la pose d’un implant.

3 étapes
1) PHASE CHIRURGICALE
Si votre volume osseux est suffisant, la première étape consiste à préparer dans votre mâchoire un site dans lequel la racine artificielle sera enfouie.
2) PHASE D’OSTEOINTÉGRATION
La seconde étape dure de 3 à 6 mois et consiste à laisser l’os se reconstituer autour de cette racine artificielle afin d’obtenir un cal osseux, comme lors d’une réparation de fracture : c’est l’ostéointégration.
3) PHASE PROTHÉTIQUE
Une fois la racine artificielle ostéointégrée, elle nous servira d’appui pour poser une prothèse qui aura alors les mêmes fonctions qu’une dent naturelle : vous pourrez mâcher et sourire avec la même aisance.


Les maladies parodontales

DÉFINITION : La maladie parodontale attaque les gencives autour de la dent, ainsi que l’os qui la soutient. Sous l’effet des bactéries, l’os a été détruit. Du tartre s’est formé sur et sous la gencive, entretenant l’inflammation, et empêchant la gencive de se recoller sur la racine. Le long de la dent s’est créée une poche, dans laquelle les bactéries prolifèrent et entretiennent le déchaussement.

Les 7 signes de la maladie :
> Gencives rouges et gonflées.
> Saignements des gencives.
> Mauvaise haleine persistante.
> Des espaces commencent à apparaître entre les dents.
> Une ou plusieurs dents commencent à bouger.
> Récessions gingivales (“déchaussement”).
> Douleurs diffuses, agacement gingival, ou toute sensation de gêne.
Ces signes ne sont pas toujours tous présents en même temps, tout dépend du degré d’atteinte.
Cause de la maladie :
Tous les jours, un dépôt invisible se colle sur les dents. C’est la plaque dentaire, qui avec le temps se transforme et fixe le tartre.
Facteurs aggravants :
Technique de brossage inadaptée. Obturations débordantes. Problèmes d’engrènement des dents, malpositions dentaires, stress, maladies générales, tabac.
Evolution :
Les dents vont devenir mobiles avec le déchaussement, allant jusqu’à tomber.
L’évolution est insidieuse, car elle se fait avec peu ou pas de douleur. Il y a peu de signes nets et apparents. L’évolution ne peut être stoppée sans un traitement adapté.